Réduire la dette : une responsabilité vis-à -vis de nos enfants et petits-enfants...
Par Communication, à 09:42 le 31/05/2007. | Thèmes de Campagne | #14 | RSS
"Réduire la dette : une responsabilité vis-à -vis de nos enfants et petits-enfants, et une nécessité pour financer notre modèle social et notre protection sociale
Thème-phare de François Bayrou lors des élections présidentielles, la réduction de la dette publique est un thème-phare de ma campagne législative. Pourquoi ? D'abord parce que nous n'avons collectivement pas pris suffisamment conscience de ce que signifie cet endettement pour notre quotidien, ni du décalage inouï entre la France et les autres pays d'Europe dans ce domaine. Ensuite, parce qu'il n'est pas encore trop tard pour réagir, sachant que les solutions existent pour peu que les hommes politiques aient à la fois le courage et la volonté de les mettre en oeuvre. Enfin, la réduction de la dette ne semble malheureusement pas être la priorité immédiate de Nicolas Sarkozy, du nouveau gouvernement et de l'UMP.
Je vais donc indiquer ici les quelques points-clés du problème et des orientations que je prendrai si je suis élu député. Ma position s'appuie sur le diagnostic et les préconisations réalisés par le rapport Pébereau. Ce rapport a été élaboré fin 2005 par un ensemble d'experts, et sa commission est composée d'économistes, de journalistes et de représentants politiques de toutes tendances, montrant bien son souci de rigueur et d'objectivité, et faisant ressortir l'enjeu national du sujet, qui nécessite une approche collective au-delà des clivages.
Que signifie le niveau alarmant de notre dette publique pour notre quotidien ? A partir d'un certain niveau, les chiffres sont tellement élevés que l'on ne sait plus à quoi ils correspondent. Je vais donc prendre quelques exemples simples, reliés à notre quotidien.
Les seuls intérêts de la dette s'élèvent à 40 milliards d'euros, ce qui représente :
Avec ces 40 milliards d'euros, nous pourrions financer :
Cette situation est le seul résultat de la lâcheté et de l'irresponsabilité de nos gouvernants depuis 25 ans tous bords confondus :
Il faut que vous sachiez que, si l'on ne fait rien, la situation va s'aggraver pour plusieurs raisons :
Le rapport Pébereau a établi des préconisations claires et simples pour redresser la situation :
Maintenant que la situation et les axes de solutions sont connus, il serait criminel et irrespponsable de ne pas réduire la dette publique et nos déficits de fonctionnement. Nous devons le faire pour nos enfants et petits-enfants. Nous devons aussi le faire pour financer notre modèle social et notre protection sociale.
Si je suis élu, je veillerai particulièrement à ce que des efforts soient faits dans ce sens. Parce que je suis libre de tout clan, de toute compromission, de toute pression, de tout clientèlisme, de tout "carrièrisme", je soutiendrai chaque budget allant dans le bon sens, et je m'opposerai à chaque budget prenant la direction inverse. Le rapport Pébereau indique clairement que la priorité doit aller au désendettement et non à la diminution des prélèvements obligatoires. Ce n'est malheureusement pas le choix de l'UMP.
Les députés ont sur le budget un véritable pouvoir de décision, et, dans une moindre mesure, de contrôle (qu'il faudrait renforcer !). Les élections législatives sont l'occasion de donner la priorité à une meilleure représentativité des citoyens, à certaines valeurs et au sens des responsabilités. En votant pour moi, vous élirez un député libre et responsable !"
Lionel Lacassagne
Thème-phare de François Bayrou lors des élections présidentielles, la réduction de la dette publique est un thème-phare de ma campagne législative. Pourquoi ? D'abord parce que nous n'avons collectivement pas pris suffisamment conscience de ce que signifie cet endettement pour notre quotidien, ni du décalage inouï entre la France et les autres pays d'Europe dans ce domaine. Ensuite, parce qu'il n'est pas encore trop tard pour réagir, sachant que les solutions existent pour peu que les hommes politiques aient à la fois le courage et la volonté de les mettre en oeuvre. Enfin, la réduction de la dette ne semble malheureusement pas être la priorité immédiate de Nicolas Sarkozy, du nouveau gouvernement et de l'UMP.
Je vais donc indiquer ici les quelques points-clés du problème et des orientations que je prendrai si je suis élu député. Ma position s'appuie sur le diagnostic et les préconisations réalisés par le rapport Pébereau. Ce rapport a été élaboré fin 2005 par un ensemble d'experts, et sa commission est composée d'économistes, de journalistes et de représentants politiques de toutes tendances, montrant bien son souci de rigueur et d'objectivité, et faisant ressortir l'enjeu national du sujet, qui nécessite une approche collective au-delà des clivages.
Que signifie le niveau alarmant de notre dette publique pour notre quotidien ? A partir d'un certain niveau, les chiffres sont tellement élevés que l'on ne sait plus à quoi ils correspondent. Je vais donc prendre quelques exemples simples, reliés à notre quotidien.
Les seuls intérêts de la dette s'élèvent à 40 milliards d'euros, ce qui représente :
- à peu près l'équivalent des recettes de l'impôt sur le revenu (autrement dit, cet impôt que paye 1 Français sur 2 ne finance ni investissements, ni dépenses de fonctionnement...)
- le second poste de dépenses de l'Etat après l'Education nationale (on dépense 8 fois plus pour payer les intérêts de notre dette que pour faire fonctionner la Justice...!)
Avec ces 40 milliards d'euros, nous pourrions financer :
- 120 crèches par jour !
- 60 000 m2 de logements sociaux par jour !
- 110 000 SMIC par jour !
Cette situation est le seul résultat de la lâcheté et de l'irresponsabilité de nos gouvernants depuis 25 ans tous bords confondus :
- Nous sommes en déficit structurel et non conjoncturel depuis 25 ans
- La France est le seul pays européen, avec l'Allemagne, à avoir augmenté sa dette depuis 10 ans. Tous les autres pays l'ont baissé significativement, aussi bien par des gouvernements de gauche que de droite. L'Allemagne s'est endettée (et encore, moins que la France !) pour financer sa réunification. Mais la France, elle, s'est endettée pour financer des dépenses de fonctionnement toujours en augmentation et sans souci de rigueur ni d'efficacité. Que les choses soient bien claires : notre endettement n'a pas servi à investir pour notre avenir : nos dépenses d'investissements ne représentent que 8% du budget de l'Etat, et le poids de nos dépenses dans l'enseignement supérieur et la recherche n'a cessé de diminuer quand les autres pays augmentaient massivement le leur.
Il faut que vous sachiez que, si l'on ne fait rien, la situation va s'aggraver pour plusieurs raisons :
- le coût annuel des retraites augmente
- nos besoins en dépenses de santé augmentent
- les taux d'intérêt vont augmenter (ils sont à un niveau historiquement bas), d'où une augmentation à venir de la charge de la dette
- il nous est impossible d'augmenter les prélèvements obligatoires (nous sommes à un seuil critique, largement supérieur à la moyenne des pays de la zone euro et de l'OCDE).
Le rapport Pébereau a établi des préconisations claires et simples pour redresser la situation :
- Revoir le nombre d'échelons administratifs, clarifier les missions et supprimer les multiples organismes redondants
- Utiliser les moyens informatiques pour réaliser des gains de productivité
- Profiter du départ à la retraite de 70 à 80 000 fonctionnaires par an pour supprimer les sureffectifs (des pays sociaux-démocrates comme la Suède et la Finlande l'ont réalisé sans tabou, par une prise de conscience collective).
Maintenant que la situation et les axes de solutions sont connus, il serait criminel et irrespponsable de ne pas réduire la dette publique et nos déficits de fonctionnement. Nous devons le faire pour nos enfants et petits-enfants. Nous devons aussi le faire pour financer notre modèle social et notre protection sociale.
Si je suis élu, je veillerai particulièrement à ce que des efforts soient faits dans ce sens. Parce que je suis libre de tout clan, de toute compromission, de toute pression, de tout clientèlisme, de tout "carrièrisme", je soutiendrai chaque budget allant dans le bon sens, et je m'opposerai à chaque budget prenant la direction inverse. Le rapport Pébereau indique clairement que la priorité doit aller au désendettement et non à la diminution des prélèvements obligatoires. Ce n'est malheureusement pas le choix de l'UMP.
Les députés ont sur le budget un véritable pouvoir de décision, et, dans une moindre mesure, de contrôle (qu'il faudrait renforcer !). Les élections législatives sont l'occasion de donner la priorité à une meilleure représentativité des citoyens, à certaines valeurs et au sens des responsabilités. En votant pour moi, vous élirez un député libre et responsable !"
Lionel Lacassagne


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